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des visages, des figures

la suite de l'aventure

Après avoir visité les locaux, décidé d'abandonner le projet, puis repris le projet, notre quasi seul interlocuteurs (en tous cas celui qui devait signer un papier certifiant qu'on était allés le voir) vient de démissioner. Vraiment j'adore.

Mais puisqu'on est est des warriors (et surtout qu'on a un soutien à toute épreuve de la part de la responsable du projet, il fau bien le dire), on a donc continué, et mis en place, un grand beau et magnifique sondage concernant Lib*ration.

Donc, chers lecteurs potentiels (?), vous seriez très très chouettes non seulement de répondre au sondage ( http://pititepoulerouge.free.fr/phpsurveyor/index.php?sid=1&newtest=Y  et plus encore de faire passer l'adresse du lien à tous les gens que vous connaissez (surtout s'ils ne sont pas jeunes, pas de Paris et pas forcément de gauche (histoire d'avoir des statistiques plus crédibles) mais si non, aussi !). Si vous souhaitez que je vous envoie le mail dans lequel j'invite les gens à y répondre pour pouvoir le transférer plus facilement, il suffit de me le demander par mail par l'intermédiaire de 20six.

 merci!

23.11.06 19:02


L'homme au regard vague. (et aussi celui au sourire figé)

L'homme au regard vague avait le regard vague. Il était bien un peu rêveur, un peu ailleurs, mais son regard l'était foutre plus que lui. Son iris était pâle et les contours en étaient mal délimités. L'homme au regard vague avait ainsi toujours un air mélancolique et ennuyé, même dans la plus intense passion, même dans le pétillement de ses yeux.
Lorsque l'homme au regard vague se promenait, il laissait errer son regard au travers des gens. Et chaque fois, il lui arrivait de fort incongrues aventures.

La première contrainte qu'il rencontrait avec ce regard était de le perdre régulièrement. Privé de la force autoritaire que représentent les "gros yeux", l'homme au regard vague n'exerçait aucun contrôle moral sur son regard. Le problème se résolu lorsqu'il se décida à acheter une laisse. Ainsi, il n'était pas rare de voir ledit regard trottinant à hauteur de pied, tenant son maître en laisse et tirant sur leur attache commune pour faire avancer celui-ci.
Le second problème que rencontrait souvent l'homme au regard vague n'était pas des moindres. Dénué de toute autorité, il ne pouvait qu'éviter que son regard lui échappe totalement mais pas en contrôler les directions. Aussi, son regard se fixait selon ses envies ou le hasard sur les visages et les chiens, à travers les fenêtre ou sous les jupes des filles. C'est de cette manière qu'il s'attira tour à tour les bonnes grâces de moult claques, et dut réceptionner nombre de lancers d'injures, moqueries, aboiements ou signes de mépris. Il fut en outre taxé à la fois de pervers, psychopathe, maître indigne, anarchiste et apathique. L'homme au regard vague n’arrivait pas à se faire à ses nombreuses personnalités. Il éprouvait déjà maintes difficultés à être l'homme au regard vague et ne pouvait concevoir d’être également tous ceux-là, d’autant qu’il n’avait aucune idée des attributs inhérents à chacun d’eux.

L’homme au regard vague était en réalité bien seul. Son seul ami était une figurine en plastique d’Edward Aux Mains d’Argent, avec qui il se livrait à de longues discussions animées sur la peur des autres à l’égard des handicaps.
Nul parmi les vivants n’avait accepté sur son petit être le poids de ce regard constant et inexpressif, faussement réflecteur de la personnalité de l’homme au regard vague. Le plus insupportable, pour les autres, était probablement de ne jamais pouvoir saisir la direction et l’expression de ce regard et ainsi de ne jamais savoir si les effusions de l’homme au regard vague leur étaient réellement destinées ou si, éventuellement, elles ne relevaient pas de l’ironie. Une erreur à ce niveau-là, prendre pour soi un signe destiné à quelqu’un d’autre est une faute sociale très grave. Elle manifeste d’un égocentrisme et d’une crédulité exacerbés (qu’il faut bien évidemment dissimuler) et en appelle à la moquerie. L’homme au regard vague s’en foutait bien pas mal de tout ça. Tout ce qu’il désirait était un ami. Il en aurait accepté chaque défaut. Il désirait juste quelqu’un de cher, qu’il aurait pu écouter et à qui il aurait pu parler, quelqu’un avec qui partager de grandes embrassades fraternelles et se pousser mutuellement à faire toutes les choses dites ridicules qu’il n’osait jamais effectuer seul. Quelqu’un pour l’accompagner dans ses si chers mais douloureux errements. Mais l’homme au regard vague était seul.

Evidemment, nous n’allons pas laisser solitaire notre solitaire. Ainsi, pour ajouter une touche de morale et d’optimisme à notre histoire, nous allons y ajouter une jolie fin.
Au cours d’une de ses rituelles promenades, son regard se posa sur un bien étrange personnage : l’homme au sourire figé. Tous deux hésitèrent un instant ; l’un se demandant si ce regard surpris (et pour la première fois non méprisant) lui était adressé, l’autre s’étonnant de la raison d’être de cet étrange sourire. Et puis tous deux comprirent et devinrent bien entendu les meilleurs amis du monde.


Le regard de l’homme au regard vague résultait de son adolescence, à cette période ou le paraître est primordial, et où sa timidité l’avait de fait poussé à détourner le regard pour masquer l’ennui ou la déception qui y traversaient. Un soir qu’il s’y efforçait particulièrement, les nerfs optiques lâchèrent et son regard partit se perdre dans la foule.
Quant à l’homme au sourire figé, son sourire crispé lui venait d’un claquement survenu alors qu’il se forçait à sourire au cours d’une réception qui l’ennuyait terriblement mais à laquelle il lui était soi-disant primordial d’assister pour développer sa notoriété.
C’était le dépassement par le bas d’eux-mêmes, leur tentative de survivre au monde malgré eux qui était paradoxalement à l’origine de leur réelle solitude.
Ils décidèrent de s’unir pour combattre la nécessité convenue d’accorder ses couleurs à celles du petit caprice du monde. Désormais, ils promenaient de front regard vague et sourire figé et se riaient des réactions des passants en parlant de musique, d’étoiles et de livres.
Ils n’étaient pas moins morts-au-monde qu’auparavant, mais ils étaient au moins vivants-à-eux.

18.7.05 22:47


Où vont les canards quand ils ont trop froid ?

- Je sais pas ce que je suis, qu'elle me dit.
- Comment ça ?
- Regarde - moi ! Enfin non, me regarde pas. Ecoute-moi. Oublie ce que tu sais : quel âge j'ai l'air d'avoir ?
- Euh, je sais pas. C'est difficile à dire.
- Là. Tu vois.  Moi non plus je ne le sais pas. J'ai quelquefois l'impression d'être si âgée que mon corps ne supporte plus le poids de mon âge. Et il m'arrive aussi de me sentir ridiculement petite, comme une gosse devant madame la vie. Et puis toutes ces choses, kitchs et colorées à foison, ces animaux aux couleurs rassurantes et aux regards protecteurs, ces fleurs par multitude pour dire Je suis une fille heureuse. Tous ces trucs d'enfant dont je m'entoure pour me protéger.
- Mais tu sais, même à quatre-vingt dix ans, on peut encore avoir peur devant la vie. Même à cet âge-là, on n'a pas fini de tout apprendre. On reste toujours des enfants.
- Oui mais il doit quand même y avoir une norme, une règle. Quelque chose qui dise : Toi tu as à peu près cet âge-là. Et pas en fonction du nombre de rides sur le visage ou de cheveux blancs sur le crâne.
Et c'est là que je ne m'y retrouve pas, à quoi devraient correspondre mes 18 années ? A un certain nombre de situations que je ne craint plus, un certain nombre de choses que je fais ou pas ? A un quota d'expérience de vie absorbée ? A la longueur de ma corne de rhinocéros ?
Et qu'est-ce qu'il arrive si on n'en a pas inhalé assez de la vie, hein ? On devient quoi ? Je deviens quoi ?
- Je pense que 18 ans, c'est plutôt tout un état d'esprit. Des envies que tu as en fonction de ce que ton âge t'a permis de vivre et de ce qui va arriver. Une façon de voir les choses et la vie, fonction des changements dans lesquels tu trottes.
- Tu parles ! Si l'état d'esprit de mes 18 ans, c'est avoir une voiture et aller en boîte, alors je n'ai pas et n'aurai jamais 18 ans. Ou que je les ai sautés. La fin de l'adolescence m'est venue trop vite, je crois. Je n'ai pas eu le temps de tout parcourir. Est-ce que tu crois que j'y retournerai quand ma peau commencera à se creuser ?
- Non, je crois pas. C'est pas comme si tu étais déjà résignée. Tu n'es pas encore vieille. Tu n'as pas tout lâché, tu n'en est pas encore vraiment partie. Tu n'auras pas à y revenir.
- Mais dis, alors, pourquoi est-ce que je n'aime pas assez les gens ? Du moins la plupart... C'est aussi un truc qu'on apprend à l'adolescence, ça ? Pourquoi ils sont si rares ceux qui me sont plus doux que les livres ?
- Oui, je crois que c'est quelque chose qu'on découvre à l'adolescence. Mais tu sais, c'est peut-être juste que tu n'as pas trouvé les bons, les précieux.
- Il y en a, quelquefois. mais je les ratte ou les perds sans arrêt. Tu sais, je n'aime pas mettre les gens dans ma poche, et je n'aime pas non plus qu'eux le fasse. Regarde-nous...
Tu crois que je ne sais pas les voir, les gens bien ? Tu crois que je leur fais peur ? Que je les ennuie ?
Et puis c'est quand que je vais les rencontrer, les vrais ? J'en ai un peu marre d'attendre. Je voudrais bien être un peu moins seule, dis.
- Si tu m'ennuyais, je ne serais pas là. Tu vois, tu n'as rien d'une vieille, tu es encore impatiente et tu veux toujours apprendre, tout savoir. Tu verras, c'est avec le temps qu'on apprend à mieux les fouiller les gens, pour trouver ceux qui sont bien, ceux qui nous sont doux et précieux. Tu crois que tous ceux qui ont ton âge, ils les ont trouvés ?
- Ben, ils en ont l'air, en tous cas. Ils ont l'air bien dans leurs costumes de 18 ans. Il leur est bien ajusté. Le mien est trop grand, il a l'air tout déformé.
- Mais tu crois vraiment qu'ils vont le garder toute leur vie, ce costume ? Regarde le mien, est-ce que c'est le même que le leur ? Tu crois pas qu'un jour ils vont en avoir marre de sa couleur ou de sa forme ?
- Sûrement, mais en attendant, ils en ont un dans lequel ils sont bien.
- Mais tu crois vraiment que les costumes se cousent tous seuls hein ? C'est comme les bébés, il faut bien des personnes pour les faire. Et maintenant, c'est à ton tour de te le faire ton costume. Tu viens de dépasser l'âge où on te le faisait, maintenant c'est à ton tour. Si tu ne fais pas d'effort, tu n'en auras jamais à ta taile.
Le dehors, c'est juste pour savoir vers qui te diriger, qui éviter. Après tout, on s'en fout de l'âge que tu as, ton dedans-toi, il a pas beson d'un costume. Il est là et puis c'est tout. Tu feras même mieux de l'aider à plus pointer le bout de son nez au lieu de continuer à le cacher sous un costume qui ne te vas pas.


Quand j'étais encore plus petit qu'aujourd'hui, c'était papa, le géant qui me déposait dans mon lit. Je m'endormais devant la télé. Mais maintenant que je suis un grand petit grand, il me faut un géant pour me porter dans ma chambre.


[Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi - Mathias Malzieu]

9.7.05 00:00


I once fell in love with you

Je marchais droit devant moi, évitant ton regard autant que tu évitais le mien. Je regardais les passants et mes pieds. Je sentais ta présence à côté de la mienne, ta main que je ne serrerais plus. Quand j'ai fini par croiser ton regard, il était vide et lointain. J'attendais que tu me demandes pourquoi, mais tu ne disais rien. Je ne t'entendais même pas respirer. Pourtant je te voyais retenir ton pas pour le faire le plus lent et le plus silencieux possible.

Je me souvenais avoir été à ta place quelques années auparavant, assise en tailleur sur le macadam chauffé par le soleil devant une église, à retenir ma tristesse, mettant toute ma force pour feindre le détachement. J'étais assise sur ce sol brûlant, du haut de mes 13 ou 14 petites années, à m'imprégner de ce garçon en qui je croyais bien trop et qui allait partir quelques mois plus tard, quand tu as fini par me poser cette question. Tu as donné un petit coup dans un caillou avec ton pied en me demandant ça et je ne pouvais attraper ton regard. Je m'attendais tellement à cette question que je n'avais jamais réfléchi à la réponse. Pourquoi ?
C'était comme un besoin irrépressible, pas simplement une envie de voir autre chose, non. Un besoin viscéral de me plonger dans quelque chose de totalement neuf, différent. Et toi ? Bien sûr... Tu le sais bien que je t'aimais. Mais les choses ont changé bien avant que je décide de partir. Ca aussi tu le sais. Et il valait mieux que l'on s'arrête avant de se bousiller, ou avant que l'absence nous détache.
Cette fois, c'était moi qui partais et qui laissait l'autre. J'étais du côté du fort, du décideur, de celui qui abandonne, et pourtant c'était différent. Je me sentais aussi insignifiante que lorsque j'étais celle qui restait. 
Nos liens était bien plus intimes aujourd'hui, que ceux que je m'efforçais d'entretenir cinq années auparavant avec ce garçon, et pourtant, moi j'avais pleuré. Comme si ça avait encore pu changer quelque chose. Juste pour sentir ses bras me serrer, et garder ce seul souvenir.
Toi, tu ne pleurais pas, tu ne hurlais pas. Rien. Tu m'écoutais avec un calme insoutenable. Tu ne déplorais rien, tu ne me condamnais pas. J'aurais voulu te sentir t'écrouler, j'aurais voulu sentir que tu avais peur de me perdre. Mais tu étais tout juste ébranlé, à peine le regard vitreux.
En fait, j'avais vraiment raison de partir.


 


Il y a des gens qui ne sont pas mouillés par la pluie, je ne les ai jamais compris.
(M. Page)

1.6.05 21:38


because the sky is blue, it makes me cry

C'était la toute première fois qu'elle se trouvait dans une ville aussi grande. Elle n'en connaissait rien, pas même le moindre nom de rue ou de place. Tout lui paraissait démesuré, froid, lointain. Tout était gris, les immeubles, le sol et même le ciel. Là d'où elle venait, les maisons avaient chacune une couleur différente et par terre il y avait de l'herbe. Et puis chez elle, on voyait les étoiles. Ici, les gens se croisaient sans lever les yeux. Il y en avait certainement qui observaient curieusement cette marre humaine d'individualité, se disait-elle, mais elle n'en voyait aucun. Elle qui avait l'habitude de dire bonjour à tous ceux qu'elle croisait, ici elle n'osait même pas se risquer à offrir un sourire.
Ca sentait la pollution et le bruit, il faisait chaud et étouffant.


Avant ça, elle n'était jamais allée plus loin que le village à côté.
Ce matin-là, elle avait marché jusqu'à la gare, suivant la plus grande route qu'elle trouvait. La gare était minuscule, mais elle lui paraissait déjà immense. Elle était montée dans un train qui se dirigeait vers des villes dont on lui avait parlé à l'école et elle en était descendue lorsqu'elle avait jugé que les immeubles de la ville où il était arrêté étaient assez hauts.


C'était bien plus froid et angoissant que chez elle et elle n'en connaissait rien. Elle n'avait pas d'argent, pas d'endroit où dormir et ne savait rien de la vie en dehors de sa maison. Pourtant elle était irrésistiblement attirée par toutes ces lumières, par tous ces gens sans nom et les rues qui partaient dans tous les sens, découvrant à chaque fois une nouvelle merveille.
Elle trouvait cet endroit bien plus riche que chez elle et même si elle n'en aimait pas l'odeur, elle savait qu'elle allait y rester.

31.5.05 20:23


almost a full moon

Il y avait la douce température d'un soir d'été et les montagnes qui s'assombrissaient tranquilement, impertubables, sous le bleu pâle du ciel.
Il ne manquait pas grand chose, la douceur de quelques mots qu'on dépose délicatement dans l'herbe, d'un sourire, ou d'un regard silencieux. Un regard simplement posé, sans questionnement, sans reproche, sans douleur.
Juste le silence et les grillons, et la douceur d'un pan de jupe qui frémit sous la brise.
Il ne manquait pas grand chose que la chaleur d'une main que l'on peut serrer sans la sentir se dérober.
25.5.05 21:29


good bye.

J'ai rêvé que l'on se croisait au hasard d'un coin de rue, comme nous avions pris l'habitude de le faire, avec ce sourire d'être contentes de se voir et cette gène de ne pas savoir quoi se dire, parce qu'une fois affranchies de nos rapports forcés, il est difficile de briser la distance avec naturel. J'attendais vos bons mots plus que les miens, comme toujours.


Il y avait votre sourire et vos dents jaunies et mal placées, votre haleine un peu désagréable de quand nos visages sont trop proches, et toute la sympathie que j'éprouve à votre égard. J'aurais voulu que vous m'invitiez à vous tutoyer, briser cette barrière logiquement érrigée entre nous il y a presque deux ans de cela, comme vous l'avez fait un matin en me tendant votre joue. Mais il y a l'âge et les circonstances, la rareté des rencontres.
Je disparaitrai finalement sans que l'on se revoie encore une fois, à moins d'un nouveau hasard. Mais le temps nous manque, et ces quelques mots s'échapperont sans jamais vous parvenir. Peut-être vous suis-je plus indifférente que vous ne l'êtes pour moi. C'est certainement le cas, mais à vrai dire, je n'ai jamais suffisamment pu vous entrevoir pour escompter quelque estime. Nous n'arrivons jamais à nous faire à l'idée que nous comptons moins pour les autres qu'ils ne comptent pour nous. Peut-être connaissez-vous cette phrase, après tout c'est votre univers plus que le mien jusqu'à présent. Graham Greene.

J'aurais pu espérer une réponse, un signe de bonne réception de ces quelques souvenirs. Simplement qu'à moi aussi on me souhaite une joyeuse vie. Mais j'avais pris les devants. Vous pouviez vous y dérober sans culpabilité, sans que je ne puisse vous reprocher quoi que ce soit. Mais vous savez, je suis trop fière pour me risquer à une déception affective.


J'aurais aimé vous remercier, vous parler de ce que vous m'avez fait découvrir, de ce que j'ai découvert en premier grâce à vous. Que l'on peut être adulte et quelqu'un de bien. Que l'on peut-être adulte et garder la légèreté d'une enfant. Le goût des livres et des tas d'autres choses encore.
J'aurais déjà pu le faire, mais n'ai jamais osé et n'oserai probablement jamais vous offrir la première marque franche d'affection. J'ai toujours préféré les petits subtilités, quelques cadeaux idiots, une boule de neige écrasée sur la tête ou juste le sourire du plaisir de vous revoir. Il m'étonnerait peu que vous soyiez pareille.
Peut-être un jour aurons-nous la possibilité de nous connaître réellement et je vous dirai alors ce qui m'a tant fait vous apprécier.
Peut-être le garderai-je simplement en souvenir, et penserai-je avec douceur à vous, comme à quelqu'un qui aurait peut-être pu compter si le hasard nous l'avait permis.

24.5.05 21:34


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